Lire au lit n'a jamais été aussi simple! (sauf qu'il fait froid quand on tourne la page, mais bon, on ne peut pas tout avoir)
26 octobre 2015
14 octobre 2015
Image n°6 - Gaston
Pas beaucoup de mises à jour en ce moment, chers amis, car la Rédaction au complet (donc... moi) est en vacances :) Ce sont des choses qui arrivent.
Mais on se revoit bientôt.
27 septembre 2015
Si vous avez aimé "J'ai adoré un lord"
Si vous avez aimé "J'ai adoré un lord" de KATHARINE ASHE...
...vous aimerez peut-être:
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| KATHARINE ASHE, "J'ai adoré un lord", Paris: J'ai lu, 2015 |
...vous aimerez peut-être:
CATHERINE HACHE, "J'ai adoré un lord: la trilogie complète"
Une histoire simple en trois tomes, pleine de tendresse, de passion, et surtout d'amour. Avec aussi quelques enfants abandonnés, meurtres sanguinolents, et pouvoirs maléfiques. Mais surtout de l'amour.
Ces hyper-narcissiques qui nous entourent
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| JOSEPH BURGO, "Ces hyper-narcissiques qui nous entourent", Bruxelles: Ixelles éditions, 2015 |
Cher Docteur Burgo,
J’ai besoin de votre
avis de spécialiste. Enfin, « besoin » est un bien grand mot. Je suis
convaincu que ma propre opinion est bien suffisante mais bon, pour faire bonne
figure, il serait préférable que je sois appuyé par un professionnel.
Récemment, j’ai dû me
rendre à la soirée d’anniversaire d’un ami. J’avoue que je n’en avais pas
particulièrement envie mais ses soirées sont tellement ennuyeuses quand je n’y suis pas que je me sens un peu
responsable de leur bon déroulement. En plus, si c’est pour être dérangé toute
les deux minutes par des sms pleins de détresse me demandant où je suis, quand
j’arrive, pourquoi je ne suis pas déjà là en train de sauver l’humeur générale…
Non merci ! Je préfère encore venir en personne.
Quand je suis arrivé
sur les lieux, j’ai bien senti que les gens étaient trop intimidés pour
m’approcher. Après une petite heure passée à me regarder dans le miroir du hall
d’entrée, j’ai finalement cédé à l’envie dévorante que je pouvais lire dans les
yeux des divers convives et je me suis mêlé de bonne grâce aux différents
groupes de discussion. Bien évidemment, personne n’était réellement capable de
suivre mes développements lors des débats, ni de me répondre quoi que ce soit
alors que j’étalais ma surabondante culture générale, mais – toujours grand
seigneur – j’ai offert ma personne en offrande à tout invité désireux de
côtoyer la magnificence incarnée que je représente.
Un peu plus tard, alors
que l’ami dont c’était l’anniversaire me remerciait pour le cadeau que je lui
avais apporté (moi-même, donc), je me suis vu obligé de l’interrompre dans sa
diatribe afin de réclamer qu’on apporte le gâteau parce que, tout de même, je
n’avais pas que ça à faire. Il a insisté pour terminer notre discussion
d’abord, sous prétexte que ce qu’il me confiait était important pour lui (des
futilités à propos de son récent divorce et de l’accident qui l’avait rendu
aveugle quelques mois plus tôt). J’ai alors expliqué à mon ami que, de nous
deux, j’étais le plus à plaindre puisqu’il m’avait promis de m’apprendre à
rouler en voiture, engagement qu’il ne peut bien sûr plus tenir et je m’en
trouve donc bien embarrassé dans l’organisation de mes exercices de conduite.
Visiblement, mon ami a très mal pris ma dernière remarque, prétextant que je
n’essayais jamais de le comprendre.
Bref ! Tout ça,
cher docteur, pour vous poser une question simple : au vu de son
égocentricité manifeste, ne pensez-vous pas que cet ami est l’un de ces fameux
hyper narcissiques dont traite votre ouvrage et que celui-ci aurait bien besoin
de se faire soigner ? Je sais bien que oui mais votre lettre de réponse
pourrait m’aider à plaider en faveur d’un internement psychiatrique pour cet
ami dans le besoin.
Bien à vous,
Thomas Rogan (de Nice)
13 septembre 2015
Pourquoi les femmes des riches sont belles
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| PHILIPPE GOUILLOU, "Pourquoi les femmes des riches sont belles", Bruxelles: De Boeck, 2014 |
Cher Monsieur le Directeur
de Meetic.com,
Je prends quelques
minutes de votre temps afin de vous faire part d’une petite tracasserie qui
occupe mon esprit depuis quelques temps.
En tant que président d’une
riche entreprise et prestigieux parti, je m’étais mis en quête d’une compagne,
voilà environ un an de cela. Avec pas mal de confiance, je dois l’avouer, je me
suis inscrit à votre site de rencontres. Après plusieurs échanges avec quelques
joyeuses prétendantes, mon cœur a finalement tranché en faveur de Mathilda Biniou
(laquelle, je dois le préciser, utilisait comme photo de profil l’image d’un
joli chaton auquel personne n’aurait pu résister – vous me direz que, dès ce
moment, ça sentait le sapin mais je croyais encore à la possibilité de découvrir
une jolie surprise derrière les branches).
Après avoir eu la joie
de la découvrir en vrai et d’apprécier son caractère au demeurant fort
plaisant, je dois dire que Mathilda est une jeune femme plutôt agréable à vivre.
Toutefois, un ami m’a prêté, il y a quelques mois, le surprenant ouvrage de
Philippe Gouillou dans lequel j’ai pu découvrir que les hommes aussi riches que
moi sont traditionnellement accompagnés par les plus jolies femmes – sorte de
vérité scientifique étonnante. J’ai donc été forcé de remettre quelque peu en
question ma relation. Non mais parce que bon… Je vous laisse vous faire une
idée sur cette photo de ma Mathilda :
Grâce à mes experts de Photoshop,
j’ai pu lui ôter sa barbe, sa fine moustache et gommer ses verrues ainsi que ses rides, obtenant ainsi la photo la
plus réussie – et de loin – de ma récente compagne qui s'en trouve embellie et rajeunie d'une trentaine d'années.
Je ne voudrais surtout
pas avoir l’air macho mais, sincèrement, cher M.Meetic, ne pourrais-je espérer
trouver légèrement mieux ? Votre site propose-t-il un système d’échange en
cas d’insatisfaction sur le produit ou bien ce procédé est-il considéré comme
immoral lorsque ledit produit est de nature humaine ? Ne vous méprenez
pas, j’apprécie toujours Mathilda mais, lorsque je fais le tour de ma société, les
paroles de Monsieur Gouillou prennent davantage d’importance pour moi et,
devant mes employés, je préférerais me pavaner en compagnie d’une jolie sirène
que d’un vilain thon. On peut être un odieux connard et avoir du goût, vous
comprenez. Et puis, si vraiment les femmes des riches sont censées être belles,
j’ai un peu peur de passer pour un ringard avec ce que je me trimballe
actuellement.
Dans l’attente de votre
réponse et d’un geste commercial, je vous prie d’agréer, cher directeur, l’expression
de bla bla bla.
Allen Defoque (de Saint-Tropez)
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